Dates de floraison des arbres fruitiers
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En dépit de fluctuations annuelles courantes, ces séries chronologiques présentent des évolutions assez similaires vers plus de précocité de la floraison (en moyenne 7-8 j pour le pommier et 10-11 j pour le poirier depuis la fin des années 80). Ces données sont représentatives de l’évolution observée pour les principales autres espèces fruitières cultivées dans les principaux bassins de production français (Domergue et al., 2004; Legave et Clauzel, 2006). Des analyses statistiques de telles courbes conduisent à considérer que l’avancée de floraison des arbres fruitiers (actuellement observée) se serait produite sous forme de « rupture », et non de façon progressive, à la fin des années 80, précisément à l’époque où le réchauffement global s’est nettement accentué en France (Guédon et Legave, 2008). Des observations similaires ont été faites dans des pays voisins (Allemagne notamment; Chmielewski et al., 2001, 2004) ou plus lointains (Japon). Cette avancée de floraison peut donc être considérée comme un impact du réchauffement climatique global. Elle est expliquée par une satisfaction plus rapide des besoins en chaleur des bourgeons floraux durant la phase de croissance post-dormance, aboutissant à la floraison, sous l’effet d’une augmentation particulièrement marquée des températures en hiver et au début du printemps (Guédon et Legave, 2008).
Jeu de données Dates de floraison des arbres fruitiers pour les espèces abricotier, cerisier, prunier, pommier et poirier
Couverture temporelle
Depuis le début des années 50
Couverture géographique
France métropolitaine
Provenance
INRA, Ctifl, Stations régionales de la profession. Les données sont regroupées dans la base de données nationale appelée PnéoClim gérée par l’INRA d’Avignon, UE Agroclim.
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